2015ff

La Commission européenne recommande de prolonger l’autorisation de l’herbicide glyphosate jusqu’en 2027, avec des restrictions à son utilisation. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé le glyphosate comme substance probablement cancérigène. L’Agence européenne des produits chimiques (ECHA) n’est pas du même avis et considère que les preuves scientifiques disponibles ne répondent pas aux critères permettant de suivre l’évaluation de l’OMS. Une coalition d’associations environnementales exige une totale interdiction du glyphosate, pour laquelle une initiative citoyenne européenne collecte actuellement des déclarations de soutien. Un groupe d’experts, composé de représentants des États membres de l’UE, délibèrera sur la réaction énoncée par la Commission. (Deutscher Naturschutzring, 18.05.17)

Sous la devise «Semer ensemble pour une agriculture sans OGM», Peter Kunz a lancé, il y a 10 ans, le projet de manifestation «Semer l’avenir!» Au cours de cette action annuelle, une cinquantaine d’adultes et d’enfants sèment manuellement 30 kilos de blé bio dans un champ de la sélection de biologique de céréales de Peter Kunz à Feldbach. Cette manifestation a du succès dans la région de Zurich, mais aussi dans une multitude de fermes bio dans toute la Suisse. Et 35 autres établissements en Italie voisine ont entretemps rejoint ce projet. L’idée que les semences devraient rester un bien collectif et ne devraient pas être brevetées, figure au cœur de cette action, soulignent les organisateurs. (Zürichsee-Zeitung, 23.10.2017)

Grâce à un gène de méduse, les poissons zèbres vendus sous le nom de "GloFish" brillent en bleu, vert ou rouge sous la lumière UV. Echappés des fermes piscicoles, les poissons OGM se répandent désormais rapidement dans les eaux brésiliennes, car ils n'ont pas de prédateurs naturels et atteignent rapidement leur maturité sexuelle. Cela pourrait poser un problème pour la biodiversité. En effet, les poissons lumineux pourraient transmettre la modification génétique à d'autres poissons ou évincer des espèces indigènes. (SAG, 23.2.22)

 

IPES-Food, un panel international d’experts composé de spécialistes de l’agroalimentaire, a présenté sa vision des systèmes alimentaires européens durables. Ils proposent de réorienter toutes les actions vers la durabilité. Une «politique alimentaire commune» vise à mettre un terme aux objectifs contradictoires et aux inefficacités onéreuses. Une telle politique exige un changement fondamental de direction dans les systèmes alimentaires et agricoles de l’UE, ceci afin de déclencher la transition vers des systèmes alimentaires durables. (weltagrarbericht, 20.2.19)

Le Parlement européen a décidé que les États membres étaient en droit de limiter ou d’interdire la culture de plantes génétiquement modifiées, même si ces dernières continuent d’être autorisées au niveau de l’UE. En décembre, Parlement et Conseil de l’Europe s’étaient entendus sur ce point de manière informelle. Les nouvelles prescriptions permettent aux États membres de restreindre ou d’interdire la culture d’organismes génétiquement modifiés sur leur territoire pour des raisons environnementales. Ces nouvelles règles devraient leur permettre d’interdire la culture d’OGM en invoquant d’autres raisons, comme notamment la planification urbaine et l’organisation du territoire, l’utilisation des terres, ou en fonction des impacts socio-économiques, tels que le coût élevé d’une contamination pour les agriculteurs biologiques. (SAG / StopOGM, 14.01.15)