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À l'occasion de son Assemblée des délégués d'automne, Bio Suisse lance le débat sur le génie génétique en Suisse du point de vue bio. Des spécialistes de la branche bio suisse ont discuté intensivement des avantages et des inconvénients des nouvelles techniques de génie génétiques. Pour eux, une chose est sûre : les nouvelles techniques constituent elles aussi une intervention dans la cellule et ne sont donc pas compatibles avec les principes de l'agriculture biologique. Le point de vue des experts est clair : le génie génétique doit continuer à être strictement réglementé. CRISPR/Cas et les autres nouvelles méthodes doivent également figurer dans la loi sur le génie génétique. Parallèlement, la sélection bio doit être davantage encouragée. La discussion doit maintenant se poursuivre jusqu'au printemps dans les organisations membres et les comités. (Bio Suisse 16.11.22)

La protection des insectes et de la biodiversité ne va pas sans une réduction des pesticides. Pour cela, il faut des zones protégées sans utilisation de pesticides et nettement moins de pesticides sur les surfaces agricoles. La protection intégrée des cultures serait possible grâce à des mesures non chimiques telles que la rotation des cultures, les cultures mixtes et la création d'habitats pour les insectes utiles - même dans l'agriculture conventionnelle. Selon un rapport de l'organisation environnementale allemande BUND, des incitations politiques, économiques et pratiques seraient toutefois nécessaires pour que les agriculteurs privilégient les mesures phytosanitaires non chimiques. L'étude offre un aperçu des potentiels, mais aussi des difficultés liées aux alternatives aux pesticides chimiques de synthèse, ainsi que des points de départ de la mise en œuvre de la protection intégrée des cultures qui n'ont pas encore été suffisamment pris en compte. (BUND, 23.11.22)

Le droit européen des brevets interdit les brevets sur les fruits, les légumes et les céréales. Pourtant, les groupes agricoles continuent à en obtenir. L'alliance "No Patents on Seeds" demande donc une intervention des politiques. Le problème : dans le domaine de la sélection végétale, la diversité biologique est nécessaire à tous les sélectionneurs pour créer de nouvelles variétés. Cela est également garanti par la protection des variétés végétales. Or, le droit des brevets porte atteinte à ce principe. Il y a de plus en plus de monopoles dans le domaine de la sélection conventionnelle. Ceux-ci empêchent l'accès à la biodiversité. (Deutschlandfunk/Stop OGM 23.11.22)

Les orateurs de la manifestation "Europe sans OGM 2022" ont été très unanimes à dire qu'il fallait s'opposer aux propositions de la Commission européenne sur les nouvelles technologies génétiques. La conférence a clairement montré qu'un étiquetage clair des OGM est élémentaire pour l'existence du secteur biologique et pour la liberté de choix tout au long de la chaîne de valeur. Eva Gelinsky, membre de la commission d'éthique suisse pour la biotechnologie dans le domaine  non-humain, a déclaré dans son discours que le génie génétique n'offrait pas de solutions pour faire face aux effets dévastateurs du changement climatique sur l'agriculture. Les approches agro-écologiques existantes, telles que les populations végétales hétérogènes et les cultures mixtes, seraient bien plus prometteuses. (Bio Reporter, 18.11.22)

La consultation publique de la Commission européenne dans le cadre des nouveaux OGM a été condamnée par beaucoup en raison de sa méthodologie défectueuse et de sa partialité, mais elle a révélé quelques résultats intéressants. L'une des principales conclusions du rapport de synthèse récemment publié par l'UE est que le secteur alimentaire est généralement favorable au maintien de l'évaluation des risques actuelle pour les nouveaux OGM et à la transparence par le biais d'une étiquette physique sur le produit final. (ENGA, 22.11.22)

Début décembre, devant la chancellerie fédérale allemande, 420 757 signatures de la pétition "Pas derrière notre dos - pas de carte blanche pour les nouveaux OGM dans notre alimentation !" ont été remises au Parlement par les représentants d'une large alliance d'organisations de protection de l'environnement et des consommateurs ainsi que de l'agriculture et de l'industrie alimentaire. L'agriculture se déroule dans des écosystèmes ouverts. Les changements dans la production agricole ont également un impact sur le réseau très complexe d'organismes dans et sur le sol, l'eau et l'air. (Deutscher Naturschutzring, 1.12.22)